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ZOOM sur le secteur de la santé :

Etienne Vervaecke :
Directeur général d'EURASANTE
« La charnière alimentation-santé est la carte maîtresse de notre région ! »

 

Labellisé pôle de compétitivité nutrition-santé-longévité, depuis juillet 2005, le Nord – Pas de Calais a une carte à jouer dans le domaine de la santé.

Quelle est la vocation d’Eurasanté ?

Etienne VERVAECKE : « Cette agence, créé il y a 10 ans, est là afin de générer, dans la région Nord Pas de Calais, de l’emploi et de la richesse économique via des entreprises spécialisées dans le domaine de la santé. »

Quels types d’industries mettez-vous derrière le vocable « santé » ?

Etienne VERVAECKE : « Les sociétés pharmaceutique, parapharmaceutique, les entreprises de biotechnologie, d’équipement hospitalier, celles qui font du matériel médical et chirurgical, et de l’informatique de santé. Néanmoins, on peut ajouter les prestataires de services dont l’activité est liée à la santé. Dans la région, cela représente environ 750 entreprises. »

Comment va se développer l’activité « santé » dans les prochaines années ?

Etienne VERVAECKE : « L’activité du domaine de la santé croit crescendo. Aujourd’hui, les dépenses nationales affectées à ce secteur représentent près de 11 % du PIB (produit intérieur brut). Certains effets durables comme le vieillissement de la population, une importante demande sociétale vers davantage de bien-être, ou, tout simplement, l’envie d’avoir une meilleure santé à tous les âges de la vie expliquent ce phénomène. Face à cela, l’enjeu est double. D’une part, on attend une politique publique capable de développer l’offre de service. D’autre part, il est absolument nécessaire que les entreprises françaises fassent preuve d’une réelle capacité d’innovation. »

Quelle est la spécificité d’une région comme le Nord – Pas-de-Calais dans le secteur de la santé ?

Etienne VERVAECKE : « Dans l’ensemble des activités de bio-santé, le Nord – Pas-de-Calais a une réelle densité industrielle, scientifique et innovante dans tout ce qui se trouve à la charnière de l’alimentation et de la santé. Cette spécificité est l’histoire de la genèse du pôle de compétitivité nutrition-santé-longévité, labellisé par l’état en juillet dernier. En effet, notre région possède les conditions optimales d’un rapprochement durable entre les industriels de l’agro-alimentaire, de la santé, des biotechnologies, et la communauté de recherche en médecine et en science du vivant afin d’aider les entreprises agro-alimentaires à mettre sur le marché des produits alimentaires-santé. Bref, la charnière « alimentation-santé » est la
carte maîtresse de notre région. »

Quel est le potentiel d’embauche du Nord – Pas-de-Calais ?

Etienne VERVAECKE : « Les sources de recrutement sont multiples. Sur ces trois dernières années, le développement des TPE et PME existantes a vraiment nourri le nombre de créations d’emplois. On est, quand même, passé de 17600 personnes travaillant dans la filière « santé » en 2002 à 21 000 personnes en 2004. D’autre part, on trouve une diversité des compétences extrêmement forte. Certaines personnes sont recrutées sur des profils scientifique-recherche, tandis que d’autres personnels de type infirmiers ou paramédicaux viennent grossir les bataillons des prestataires de service en hospitalisation, maintien et service à domicile. À cela s’ajoute la croissance d’un certain nombre d’industries ou de grandes entreprises qui ont leur siège dans notre région. »

À l’heure actuelle, pour satisfaire leurs recrutements, les entreprises régionales se tournent vers des cabinets généralistes régionaux ou des cabinets spécialistes parisiens. ADHOC, cabinet régional qui développe un conseil spécialisé dans le domaine de la santé, est-il la solution idoine ?

Etienne VERVAECKE : « Oui. Il est important pour les entreprises de bio-santé de la région d’avoir en face d’elles des recruteurs qui comprennent leurs modèles économiques, leurs marchés et leurs contraintes. Il est primordial de posséder une culture santé. C’est un secteur qui a une spécificité extrême par rapport à tous les autres segments industriels. Donc, mettre en place, vis-à-vis de ces sociétés, une réponse à un besoin de recrutement qui est complètement orienté vers la santé, ça fait essence. Encore une fois, il y a un vocabulaire propre à cette industrie de la santé et un contexte réglementaire extrêmement spécifique à maîtriser. Par exemple, il y a des métiers sur lesquels on ne peut pas mettre autre chose que des professions réglementées. Les entreprises de bio-santé sont désireuses d’avoir en face d’elles des cabinets de recrutement qui connaissent leur environnement et leur jargon. Ça leur permet de gagner un temps précieux. »


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